"La France est prête, et depuis longtemps": Olivier Falorni rouvre le débat sur l'euthanasie

Le député de Charente-Maritime est rapporteur d'une proposition de loi examinée ce jeudi à l'Assemblée nationale, qui relance le débat sur la fin de vie en France et son encadrement juridique.

Le député Olivier Falorni à l'Assemblée nationale à Paris le 11 décembre 2018 © Thomas SAMSON © 2019 AFP Le député Olivier Falorni à l'Assemblée nationale à Paris le 11 décembre 2018

Olivier Falorni appelle à "en finir avec l'hypocrisie" qui entoure la question de l'euthanasie en France. La proposition de loi "donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie", déposée le 17 octobre 2017 par le député (Libertés et Territoires) de Charente-Maritime, est examinée ce jeudi après-midi au Palais-Bourbon, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe d'opposition.

Une proposition de loi qui relance le débat sur la fin de vie et remet en lumière les clivages politiques sur cette question sensible. Quelque 3000 amendements ont été déposés, dont 2300 par des députés Les Républicains (LR). Une quantité qui devrait de facto empêcher la tenue du vote, par manque de temps.

"La classe politique est en retard"

"La France est prête, et depuis longtemps", estime le rapporteur de la proposition de loi Olivier Falorni ce jeudi sur BFMTV. "Ça se confirme à chaque enquête d'opinion", a-t-il ajouté, s'appuyant sur un récent sondage de l'Ifop sur l'euthanasie.

Selon cette enquête réalisée pour l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), 93% des personnes interrogées se déclarent favorables à ce que les médecins "(mettent) fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent".


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