Bénin : la sécurité au menu de la campagne électorale

Véhicule de la police à Cadjehoun un quartier de Cotonou © Yannick Folly/AFP Véhicule de la police à Cadjehoun un quartier de Cotonou

Le Bénin élit ce dimanche 11 avril, son futur président. Si le social est au centre de la campagne électorale, la sécurité n'a cependant pas été oubliée.

La réélection de Patrice Talon, arrivé au pouvoir en 2016, fait peu de doutes: ses adversaires sont deux candidats de peu de poids. Il s'agit des anciens députés Alassane Soumanou et Corentin Kohoué.

Les grandes figures de l'opposition sont en exil ou condamnées à des peines d'inéligibilité. D'autres ont vu leur candidature recalée par la Commission électorale car ne disposant pas d'un nombre suffisant de parrainages.

Une dirigeante de l'opposition, Reckya Madougou, a été incarcérée en mars, accusée d'avoir voulu faire assassiner des personnalités politiques.

Il y a quelques jours, un juge d'un tribunal spécial anti-corruption, s'est enfui du pays, affirmant avoir subi des pressions du pouvoir pour inculper des opposants.

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Le social mais aussi la sécurité

Dans le sud du pays, la campagne se déroule normalement, presque sans heurt. Cependant au moins une personne a été tuée par balle et plusieurs blessées jeudi à Savè, dans le centre du pays, lors d'une intervention de l'armée pour disperser des manifestants protestant contre l'absence de l'opposition à la présidentielle de dimanche.

Si les questions sociales sont au centre de la campagne électorale, la question sécuritaire n'est cependant pas occultée.

Pour Oswald Padonou, président de l'’Association béninoise d’études stratégiques et de sécurité (Abess), le Bénin est un "pays sûr" en dépit des menaces qui pèsent sur la sous-région ouest-africaine. Une interview que vous pouvez écouter en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Depuis 2016, la menace liée à l’extrémisme est une source de préoccupation pour le Bénin. Des groupes extrémistes ont mené des attaques dans des zones proches des frontières avec le Burkina et le Niger.

Il s’agit par exemple, de l'enlèvement de deux touristes français et de l’assassinat de leur guide, en mai 2019, dans le parc de la Pendjari, puis de l'attaque qui a visé le 9 février 2020, un commissariat à Kérémou, près de la frontière avec le Burkina.

Auteur: Georges Ibrahim Tounkara, Avec agences

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