Au Tchad, le MPS commence à se projeter dans l’après-Déby

Le président tchadien Idriss Déby Itno, lors d'un meeting à Ndjamena, le 13 mars 2021. © AFP - RENAUD MASBEYE BOYBEYE Le président tchadien Idriss Déby Itno, lors d'un meeting à Ndjamena, le 13 mars 2021.

Comment survivre à la mort de son président fondateur ? Telle était la question en toile de fond, ce jeudi, d'une réunion du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti d’Idriss Déby.

Avec notre correspondante à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula

Pour le MPS, il y a une seule une réponse à la situation actuelle : resserrer les rangs autour des valeurs du parti. Un mot d’ordre lancé par les membres du bureau politique réunis au siège où flottent encore des drapeaux de campagne d’Idriss Déby Itno.

« Le parti doit apprendre à vivre sans son président fondateur », nous a confié son porte-parole Jean-Bernard Padaré. Il dit pour cela appuyer sur certaines de ses valeurs fortes : la défense de l’intégrité du territoire et la sécurité des Tchadiens. Une valeur historique actée lors du congrès historique et qu’ils espèrent fédératrice en cette période de menace extérieure explique un membre du bureau. Ce qui explique aussi que le MPS soutient la mise en place du conseil militaire de transition, alors que l’opposition elle le rejette en bloc.

Cette première concertation s’est tenue quelques jours après le décès du président Déby, car l’inquiétude avait gagné les rangs du MPS. La suspension de la Constitution, qui garantit le multipartisme, a été un coup de massue pour le parti, mais la publication de la charte de transition rendant possible les activités politiques a fini par rassurer les militants.

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