Avec Biden, les États-Unis changent de ton au Proche-Orient

Joe Biden lorsqu'il était vice-président américain, à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à Jérusalem, le 9 mars 2016. © AP - DEBBIE HILL Joe Biden lorsqu'il était vice-président américain, à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à Jérusalem, le 9 mars 2016.

Changement de ton américain au Proche-Orient depuis que l’administration Biden est à la barre. Dernier exemple au début de ce week-end, alors que de violents affrontements ont eu lieu en Israël entre des juifs d’extrême droite, des Palestiniens et des forces policières. Contrairement à une absence de réaction typique sous l’administration Trump, la condamnation américaine ne s’est pas faite attendre. 

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Il n’aura fallu que quelques minutes au porte-parole de la diplomatie américaine pour réagir. Alors qu’Israéliens d’extrême droite, Palestiniens et policiers s’affrontaient ce vendredi soir 23 avril à Jérusalem, Ned Price a twitté pour appeler au calme et à l’unité. Il a aussi rejeté tout discours de haine.

Communication avec l'Iran via les Européens 

Les États-Unis qui se préoccupent de l’escalade de la violence au Proche-Orient, et le font savoir, c’est en rupture avec les habitudes de l’administration Trump. La preuve dans un autre dossier, celui de l’Iran. Donald Trump ne laissait aucune porte ouverte aux discussions avec Téhéran sur le nucléaire. Il avait même fait le jeu de la frange dure iranienne en quittant l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPoA).

Joe Biden, lui, s’est empressé de dépêcher un homme qui connait le dossier : Robert Malley. Pour la première fois depuis 2018, les parties recommuniquent par diplomates européens interposés, et les États-Unis seraient prêts à lever quelques sanctions.

Enfin, autres décisions majeures américaines : remettre la solution à deux États au cœur du processus de paix israélo-palestinien. Washington a même repris ses versements d’aides aux Palestiniens en reparticipant au financement de l'UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. Une décision annoncée début avril.

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