Jordanie: situation confuse dans le pays après plusieurs arrestations pour «raison de sécurité»

La presse du Moyen-Orient évoque largement les événements qui interviennent en Jordanie. Ici le quotidien «Al-Quds» en Cisjordanie, le 4 avril. © AFP - HAZEM BADER La presse du Moyen-Orient évoque largement les événements qui interviennent en Jordanie. Ici le quotidien «Al-Quds» en Cisjordanie, le 4 avril.

Situation confuse en Jordanie ce dimanche 4 avril au matin où le prince Hamza, ancien prince héritier et demi-frère du roi Abdallah II, a été assigné à résidence. Accusé d'activités visant la sécurité du Royaume, ce qu'il réfute dans une vidéo transmise à la BBC, le prince héritier a nié avoir pris part à un complot et accuse les autorités de son pays, « de corruption et d’incompétence ». Des autorités qui font état d’autres arrestations pour « raison de sécurité ».

Au lendemain d’une vague d’arrestation, notamment parmi les proches de la famille royale et en l’absence d’explications officielles, ce que les autorités se sont engagées à faire ce dimanche 4 avril, de nombreuses questions restent sans réponse. Est-ce que le prince Hamza, ancien prince hériter dont le titre a été retiré par son demi-frère le roi Abdallah II, faisait partie d’un complot, cherchait-il à renverser son demi-frère ?

Arrêté ?

L’intéressé s’en défend. Mais, selon le chef d’état-major jordanien, le prince Hamza avait été « appelé à arrêter les activités qui pourraient être utilisées pour porter atteinte à la stabilité et la sécurité du royaume ». Un chef d’état-major qui a par ailleurs tenu à démentir l’arrestation du prince Hamza.

Complot ?

Mais, selon la vidéo adressée hier soir par l’avocat du prince à la BBC, ce dernier serait bien assigné à résidence, dans son palais d'Amman. Samedi, les autorités auraient également procédé à des arrestations parmi les proches de la famille régnante, dont un ancien conseiller du roi selon l’agence de presse officielle Petra. Pour le Washington Post, il s’agissait bien d’un complot visant à renverser le roi. Mais pour l’instant et en l'absence de preuves, il est impossible de confirmer, ni d’infirmer cette information.

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