Fournier «excité» à l’idée de rejoindre Boston, «une franchise mythique»

Adversaire hier, Evan Fournier évoluera désormais dans les rangs de Boston © BRIAN BABINEAU / NBAE / GETTY IMAGES / GETTY IMAGES VIA AFP Adversaire hier, Evan Fournier évoluera désormais dans les rangs de Boston

«Je suis forcément excité.» C’est un Evan Fournier tout sourire et ravi de rejoindre les Celtics qui a répondu aux questions de beIN Sports ce vendredi, au lendemain de l’annonce de son trade. Après plus de six ans sous les couleurs d’Orlando, l’international tricolore de 28 ans est envoyé à Boston. «C’est un nouveau challenge qui est vachement excitant. C’est une super nouvelle. La direction du Magic a voulu repartir de zéro (le club floridien s’est également séparé d’Aaron Gordon et Nikola Vucevic jeudi, ndlr). Je pars à Boston. Les premières réactions des fans français et américains ont été super, j’ai reçu beaucoup de soutien. Je suis content !» Il y a de quoi : alors que le Magic, qualifié pour les play-offs ces deux dernières saisons, navigue dans les bas-fonds de la Conférence Est, les C’s ont de l’ambition.

Il faut dire que Brad Stevens dispose de plusieurs éléments de très haut niveau avec Jayson Tatum, Jaylen Brown ou encore Kemba Walker. Du lourd... sur le papier. Quoique, Boston déçoit jusqu’ici : 21 victoires et 23 défaites au compteur. A peine suffisant pour pointer à la huitième place au classement de la Conférence Est… «C’est une franchise mythique ! Avec les Lakers, c’est le club le plus titré de l’histoire de la NBA (17 sacres, ndlr), relève justement Evan Fournier. C’est la plus grosse «fan base» dans le basket... C’est quelque-chose de fort ! En tant que joueur, tu en rêves. Pour moi, c’est super. C’est une équipe qui a été en finale de Conférence la saison dernière. C’est vrai qu’ils ont eu un peu plus de mal cette année. Kemba (Walker) a par exemple été blessé en début de saison.»

Quel rôle chez les Celtics ?

A voir comment l’ancien de Nanterre et Poitiers sera utilisé dans le Massachussetts. Le sujet n’a pas encore été abordé. Dans ce genre de cas, tout va très vite. «J’ai eu Austin, le fils du General Manager Danny Ainge, et Brad Stephens au téléphone. Ce n’était qu’une introduction, ils ont entraînement aujourd’hui (jeudi) et ils se préparent pour le match de demain (ce vendredi). On n’a pas eu le temps de parler de basket, on n’a pas eu de discussion technique. Tout arrive tellement vite… Ils se concentrent sur leur match à Milwaukee.» Ce sera la nuit prochaine, 0h30 heure française, chez les Bucks. Pour Fournier, qui a pris la route de Milwaukee tôt ce vendredi, il y aura vite les tests médicaux, la découverte de sa nouvelle équipe, son nouvel environnement. «Il va falloir que j’enchaîne», résume-t-il.  

Comment on apprend ce genre de nouvelle quand on est joueur NBA ? «J’étais au téléphone avec mon gestionnaire de patrimoine, Fred (Frédéric Schatzlé, ndlr). Laura, ma femme, est venue me voir avec de gros yeux en me disant : "il faut que tu raccroches" (sourire). C’est comme cela que je l’ai appris. Après, j’ai eu mon agent (Bouna N'Diaye), il y a les réseaux sociaux…» En tant que joueur au contrat finissant dans quelques mois, à l'issue de l'exercice en cours, Evan Fournier savait toutefois bien qu’il pourrait être concerné par un départ. Son nom a d’ailleurs été associé aux C’s ces derniers jours. Il portera d’ailleurs le numéro 94 avec sa nouvelle équipe, comme à Denver, lui qui tournait à 19,7 points, 2,9 rebonds, 3,7 passes jusqu’ici cette saison (26 matches), ses meilleures statistiques en carrière.

Fournier «excité» à l’idée de rejoindre Boston, «une franchise mythique»