Situation toujours très instable au Tchad

Au Tchad, l'armée est toujours déployée dans N'Djamena, l'opposition continue à dénoncer un Coup d'Etat et les rebelles seraient en route pour la capitale.

Après la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, son fils, Mahamat, 37 ans, a pris la tête du Conseil militaire de transition. © AP/AP Après la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, son fils, Mahamat, 37 ans, a pris la tête du Conseil militaire de transition.

L’armée est toujours déployée à N'Djamena, la capitale tchadienne. Le Tchad est dans la tourmente depuis la mort du président Idriss Déby Itno. Son fils, Mahamat est désormais le nouvel homme fort du pays, à la tête d’une junte militaire qui concentre tous les pouvoirs. Ce jeune général de corps d'armée de 37 ans a dissous l'Assemblée nationale et le gouvernement.

Pour de nombreux opposants, cette prise de pouvoir n'est rien d'autre qu'un "coup d'Etat".

Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition qui fut ministre sous la présidence d’Idriss Déby à la fin des années 1990 avant de devenir l’un de ses principaux rivaux, appelle à l’unité et au dialogue.

"Je ne peux que m’inscrire dans la ligne de ceux qui pour le moment condamnent la mise sur pied d’un organe militaire. Cela ressemble à un coup d’Etat. Cela ne devrait pas être un coup d’Etat. Par conséquent, il fallait simplement mettre en jeu les mécanismes institutionnels qui existent, à savoir la constitution du Tchad qui prévoit des cas de vacance de pouvoir assurés par le président de l'Assemblée nationale qui a l’obligation d’organiser les élections dans un délai de 90 jours. (...) Il faut que toutes les forces vives de la nation se rencontrent et qu’ensemble, on dise quelle est l’architecture nouvelle de notre pays", dit-il.

Situation toujours très instable au Tchad