INTERVIEW - Delphine Wespiser : "Je ne garde pas de bons souvenirs de Miss France"

INTERVIEW - Delphine Wespiser : "Je ne garde pas de bons souvenirs de Miss France" © BS / Bestimage INTERVIEW - Delphine Wespiser : "Je ne garde pas de bons souvenirs de Miss France"

Depuis son règne de Miss France en 2012, Delphine Wespiser a gagné en maturité. Dans son livre "Devenir pleinement et sereinement soi", paru le 18 mars aux éditions First, la jeune femme, devenue chroniqueuse dans Touche pas à mon poste, partage les clés de son équilibre et se raconte comme rarement. Elle s'est confiée à Gala.fr.

Elle n'avait que 19 ans lorsqu'elle a été élue Miss France. Depuis son sacre, qu'elle a vécu de manière intense, Delphine Wespiser a tracé sa route loin des concours de beauté. Auprès de Roger, l'homme de 26 ans son aîné qui partage sa vie, mais aussi des animaux, la jeune femme a trouvé son équilibre. Son expérience, celle qui est aujourd'hui chroniqueuse dans Touche pas à mon poste a accepté de la partager dans un livre, Devenir pleinement et sereinement soi (Éd. First), dans lequel elle distille des conseils pour se sentir mieux dans son corps, son esprit, mais aussi dans son coeur. Pour Gala.fr, elle a accepté de revenir sur son enfance, son adolescence et d'évoquer la femme "apaisée" qu'elle est devenue. Confidences.

Gala : Depuis un an, beaucoup de livres sortent sur le bien-être, le développement personnel… En quoi le vôtre est-il différent ?

Delphine Wespiser :

Souvent, quand on parle de livres de bien-être, on va s’occuper de l’enveloppe, de prendre soin de son corps, de faire des exercices de yoga, etc. C’est une partie qui est dans mon livre, mais je traite aussi le cœur et l’esprit. Je me concentre surtout sur une mission, celle qui nous amène au bonheur. Pour trouver cette mission, il faut d’abord savoir qui on est. Dans mon livre, il y a tout cet aspect psychologique, je dirais même mystique.

Gala : Vous parlez de l’importance d'écouter son corps. Quels rapports entretenez-vous avec le vôtre ?

Delphine Wespiser : J’ai commencé le sport très tard, vers 23-24 ans, mais j’en ai toujours pris soin parce que je mangeais bien. Mais j'avoue que, pendant un temps, je n’arrivais pas à me servir de ces jambes qui étaient très longues et très grandes. Le côté entretien par la dépense physique, je le connais maintenant. L’alimentation, j’ai eu toujours eu ça en moi étant donné que j’ai très tôt végétalisé mon alimentation par rapport à mon amour pour les animaux. C’est aussi peut-être grâce à cette alimentation que je n’ai pas eu de boutons à l’adolescence, donc je n’avais pas ce complexe.

"Je me sentais profondément garçon manqué"

Gala : Vous évoquez votre côté "garçon manqué" et la folle histoire liée à votre naissance, quand vos parents ont cru que vous étiez un garçon et ont décidé de vous appeler Kevin… En quoi a-t-elle joué un rôle dans votre construction ?

Delphine Wespiser : Ça a énormément eu de répercussions, ce n’est que par la suite que j’ai fait ce lien. A l’école, j’étais souvent dans l’équipe des garçons. Je me suis toujours demandé pourquoi j’étais comme ça et puis les gens me disaient : ‘ben non, toi tu es une fille, tu as les cheveux longs, tu es coquette.’ Mais moi, je me sentais profondément garçon manqué. Au début, j’étais toujours à des soirées qui se passaient entre mecs et puis quand ils ont commencé à avoir des copines, ils m'invitaient de moins en moins, mais moi je ne comprenais pas parce que je me disais que j’avais toujours ma place. Cette différence m’a toujours interrogée. Il faut vraiment faire un travail et comprendre pourquoi on est différent. Et il faut l’accepter.

Gala : Vous revenez aussi sur les troubles obsessionnels compulsifs que vous avez connus à l’adolescence… Vous êtes-vous sentie exclue à ce moment-là ?

Delphine Wespiser :

C’est extrêmement gênant ces choses-là mais c’est surtout handicapant pour soi. Dans le livre, j’explique d’où viennent les TOC et comment on peut les traiter. Si on a ces TOC, c’est parce qu’à l’intérieur, on se dit que si on fait ça, tout ira bien. Mais si on considère qu’on est protégé, qu’on a des anges gardiens qui sont là pour nous, on n’a pas besoin de faire des trucs pour que ça aille bien...

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