Arsène Koffi Kouadio, président ‘‘Jeunesse et Droits des enfants'' : « Il faut protéger les droits des enfants »

© Fournis par Journal d'Abidjan  Quel est la mission de votre ONG ?

L'ONG Jeunesse et Droits des enfants dont je suis le président fondateur est une organisation apolitique à vocation humanitaire et à but non lucratif créer officiellement en 2020. Elle contribue à l'amélioration des conditions de vie des jeunes et des enfants défavorisés, pour une prise en charge alimentaire, scolaire, sanitaire et au respect des droits des jeunes et des enfants. L'ONG intervient auprès des enfants et des jeunes en difficultés, victime de violences, de la guerre, de la drogue, de la prostitution, de la maltraitance, de l'exploitation économique, de la traite, du VIH/SIDA, du handicap et de l'abandon par leur famille.

   

Pourquoi la question des droits des enfants ?

Les principes fondamentaux de la Convention relative aux droits des enfants sont la non-discrimination ; la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant ; le droit de vivre, droit à la santé, à la sécurité, à l'éducation, aux loisirs, de survivre et de se développer ; et le respect des opinions de l'enfant. Ces principes ne sont pas respectés et cela a un impact négatif sur la vie des enfants. Nous avons décidé de promouvoir les droits des enfants afin de contribuer à leur bien-être social.

   

Il existe tout un ensemble de textes de loi de protection des droits des enfants. Pouvez-vous nous en énumérer ces textes ?

La Côte d'Ivoire s'était dotée depuis 2014 d'une Politique nationale de protection de l'enfant qui a pour but d'assurer la pleine réalisation du droit des enfants à être protégés contre toutes formes de violence, abus, et exploitation. Le pays a ratifié en décembre 2014 la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale. La Côte d'Ivoire a signé des accords bilatéraux dans le domaine de la traite et du travail des enfants avec le Mali, le Burkina Faso et le Ghana ; un accord multilatéral a également été signé entre la Côte d'Ivoire et huit autres pays de la sous-région.

 

Pour la mise en œuvre des lois, conventions et accords, le Gouvernement ivoirien a mis en place un mécanisme de coordination qui comprend notamment le Comité interministériel de lutte contre la traite, l'exploitation et le travail des enfants, le Comité national de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, la Cellule d'exécution du Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables ou encore la coalition nationale de lutte contre le mariage des enfants. Le Ministère de la femme, de la famille et de l'enfant assure la coordination de l'ensemble des actions de la protection de l'enfant.

   

Quelles sont, selon vous, les difficultés dans l'application de ces textes au sein des Etats signataires ?

Plusieurs lois ont été adopté mais les décrets d'application n'ont pas suivi, Il n'y a pas de budget conséquent pour en assurer la mise en œuvre. Il y a de nombreuses questions auxquelles il faut des réponses strictes notamment l'enregistrement des naissances, la nationalité et l'apatridie, l'école inclusive, ou encore la situation des enfants en conflit avec la loi.

 

Quel est l'état du respect des droits des enfants en Côte d'Ivoire ?

Malgré les efforts du gouvernement, la situation des droits de l'enfant reste précaire et nécessite une meilleure implication des autorités. Il faut redoubler d'effort à tous les niveaux. Il faut intensifier les actions à cours, moyen et long terme.

   

Quel est votre appel à propos des droits des enfants ?

Les enfants ont des droits qui méritent d'être respectés sur tous les plans, Nous devons multiplier les efforts afin d'y parvenir. Je suis convaincu que si chacun y met du sien aussi bien les parents, les autorité politiques, administratives et religieuses que les leaders d'opinions, le respect des droits des enfants connaitra une amélioration majeure en Côte d'Ivoire et dans le monde.

  

Vous etes également écrivain, auteur de deux ouvrages.  Votre deuxième roman est intitulé LA VOIX DES ENFANTS, on peut donc dire que vous êtes véritablement engagés aux côtés des enfants ?

En temps qu'écrivain, je suis résolument engagé pour défendre l'intérêt des enfants et je l'ai matérialisé à travers la publication de mon roman intitulé « La Voix Des Enfants » qui traite des pires formes de travail des enfants, le non respect des droits des enfants et le phénomène d'enlèvement d'enfants. C'est un sacerdoce pour moi de défendre la cause noble des enfants.  Je souhaite que chacun de nous, de part sa position puisse être un acteur majeur dans la quête pour l'épanouissement des enfants qui constituent l'avenir de notre nation. Je pense, qu'il n'y a pas de sacrifices de trop pour donner du bonheur aux enfants.

Arsène Koffi Kouadio, président ‘‘Jeunesse et Droits des enfants'' : « Il faut protéger les droits des enfants »