Russie-France: Koundé en patron, Ikoné régale… ce qu'il faut retenir de la victoire des Bleuets

Jonathan Ikoné © Icon Jonathan Ikoné

Koundé, taille patron

Il avait promis une réaction. Et il a tenu parole. Avec la manière. Après son coup de gueule lors de la défaite face au Danemark (0-1), il y a trois jours, Jules Koundé a sorti un match de taulier face à la Russie, ce dimanche à l’Euro Espoirs (2-0). Promu capitaine en l’absence de Mattéo Guendouzi (laissé sur le banc), le défenseur du FC Séville a été monumental sur la pelouse du stade de Szombathely, à l’ouest de la Hongrie.

Hargneux, brillant, courageux, il a écœuré à lui seul les attaquants adverses. Sa puissance physique a impressionné, sa lecture du jeu et son sens du placement aussi. Associé à Ibrahima Konaté en charnière, l’ancien Bordelais a multiplié les interventions décisives. Jusqu’au bout de la rencontre. Sylvain Ripoll aura beaucoup de mal à lui enlever le brassard après une telle prestation.

La superbe panenka d’Ikoné

D’autant que le sélectionneur des Bleuets sort renforcé de ce deuxième match de poules. Après le couac face aux Danois, il n’a pas hésité à effectuer cinq changements dans sa compo de départ. En laissant des cadres comme Wesley Fofana, Boubacar Kamara ou Eduardo Camavinga sur la touche. Et le scénario lui a donné raison. Nettement plus impliqués, les Français ont livré une copie sérieuse et cohérente.

Sans forcément dominer leurs adversaires, ils ont su faire les efforts nécessaires pour défendre. Tout en se montrant tranchants dans leurs offensives. La différence s’est faite sur deux pénalties. Le premier obtenu et transformé par Odsonne Edouard, auteur d’un contre-pied parfait (15e). Le second réussi par Jonathan Ikoné, qui s’est offert une superbe panenka pour son quatrième but chez les Bleuets (24e).

Camavinga encore très discret

De quoi permettre aux Français de se relancer dans la course aux quarts de finale. Tout se jouera désormais face à l’Islande, mercredi (18h), lors de la dernière journée du groupe C. Il faudra s’imposer pour voir la suite de la compétition. Sinon compter sur un résultat favorable lors de Danemark-Russie, en cas de match nul. En revanche, une défaite risque d’être synonyme d’élimination. Reste à savoir sur quels hommes Ripoll va s’appuyer pour ce dernier match décisif. Certains ont marqué des points, à l’image d’Aurélien Tchouaméni et Boubakary Soumaré, très actifs dans l’entrejeu. Adrien Truffert, omniprésent dans son couloir gauche, a aussi fait le boulot.

En revanche, Eduardo Camavinga a encore déçu. Certes, le milieu de terrain du Stade Rennais n’a eu que vingt minutes pour se montrer en fin de rencontre. Mais il n’a pas vraiment su les exploiter. Après sa mauvaise prestation face aux Danois, l’international A aurait pu envoyer un message fort en mettant du rythme et de l’envie lors de son entrée en jeu. Au lieu de ça, il s’est contenté d’un apport timide, avec quelques pertes de balle à la clé. Au risque de se retrouver à nouveau sur le banc, dans trois jours à Györ. Toujours en Hongrie.

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