Afghanistan: un sommet pour faire avancer le processus de paix se prépare à Istanbul

L'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Zalmay Khalilzad, à Kaboul le 9 mars 2020. © AP - Rahmat Gul L'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Zalmay Khalilzad, à Kaboul le 9 mars 2020.

Après Moscou, l’envoyé spécial des États-Unis pour la paix en Afghanistan Zalmay Khalilzad était en Turquie ce samedi 27 mars, pour poursuivre sa tournée pour accélérer les pourparlers de paix en Afghanistan. La Turquie accueillera un sommet consacré au processus de paix en Afghanistan début avril et espère donner un nouvel élan aux négociations.

Avec notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali

Après Moscou, c’est au tour d’Istanbul. La réunion qui se prépare en Turquie sur la paix en Afghanistan est perçue comme une opportunité de donner un nouveau souffle aux pourparlers de paix entre les autorités afghanes et les talibans.

La Turquie, membre de l’OTAN et partenaire économique de l’Afghanistan, espère jouer un rôle dans l’accélération des négociations, qui sont difficiles depuis qu’elles ont commencé en septembre dernier. Et il y a urgence. Car il ne reste plus que 5 semaines avant la date butoir du 1er mai.

Les États-Unis se sont engagés à quitter l’Afghanistan d’ici au 1er mai dans le cadre de l’accord signé avec les talibans le 29 février 2020 à Doha, au Qatar. En contrepartie, les talibans se sont engagés à ne plus attaquer les soldats américains et ceux de l’OTAN et à participer à des négociations de paix interafghanes. Mais celles-ci sont au point mort.

9 600 soldats étrangers en Afghanistan

Mais les États-Unis n’ont toujours pas décidé du maintien de leurs troupes ou de leur retrait, comme l’exige l’accord. De leur côté, les talibans ont prévenu vendredi 26 mars qu’ils reprendraient les combats contre les forces étrangères si elles poursuivaient leur mission au-delà de cette date.

Il reste aujourd’hui 9 600 soldats étrangers en Afghanistan. Parmi eux, 2 500 sont américains. Si aucune attaque n’a été dirigée contre les forces étrangères depuis l’accord de Doha, celles contre les forces et les employés gouvernementaux se sont intensifiées.

Une campagne d’assassinats ciblés qui vise les militants de la société civile ainsi que les journalistes, sème par ailleurs la terreur dans le pays depuis quelques mois.

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