L’Italie veut renouer avec son glorieux passé

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La Squadra Azzura n’a plus perdu un match en compétition officielle depuis le 10 septembre 2018, une défaite 1-0 face au champion d’Europe en titre, le Portugal en Ligue des nations. Depuis, les coéquipiers de Ciro Immobile restent sur une impressionnante série de 23 rencontres sans défaites. Certes, ses deux années et demi d’invincibilité semblent paradoxales au vu des adversaires affronté par les Italiens. Le Portugal (5e au classement FIFA), les Pays-Bas (14e) et la Pologne (19e) sont les concurrents les plus coriaces de cette période. L’Italie apparaît tout de même comme une équipe solide dans tous les secteurs de jeu, qui revient sur la scène internationale avec des ambitions à la hauteur de son glorieux passé. 

La sélection italienne, détentrice de quatre Coupe du monde dans son histoire et emmené par Roberto Mancini présente un groupe mêlant jeunesse et expérience. Par exemple, la charnière centrale est composée du duo expérimenté de la Juventus Chiellini/Bonucci, (ce dernier a fêté sa 100e sélection) tandis que le portier Donnarumma (Milan AC) et les milieux de terrain Locatelli (Sasuollo) et Pellegrini (AS Rome) symbolisent ce renouveau dans l’effectif. Cette nouvelle génération de joueurs lancée dans le grand bain caractérise le nouveau plan de Roberto Mancini et son staff depuis l’échec cuisant de la non-qualification pour la Coupe du monde 2018. 

Un groupe à la fois expérimenté et jeune

Cette parfaite harmonie entre ces différentes générations est résumée par le défenseur de la Lazio, Francesco Azerbi : «Je pense que dans cette équipe, il y a un mélange de jeunes et de joueurs de qualité. L'entraîneur et son staff ont été formidables pour créer un groupe solide et c'est ce qui fait la différence à la fin.» À noter également que la dernière sélection de Roberto Mancini présente seulement cinq joueurs évoluant hors des frontières italiennes. Il s’agit des trois joueurs du PSG : Florenzi, Verratti et Kean. Les deux derniers étant Emerson, défenseur de Chelsea et Grifo, l’attaquant de Fribourg. 

Afin de confirmer ces attentes, l’Euro 2021 (11 juin-11 juillet) se profile comme un premier vrai test pour le groupe italien, dans l’optique affronter des adversaires de plus gros calibre. L’Italie devra surmonter le groupe A composé de la Suisse, la Turquie et les Pays de Galles avant d’entrevoir un parcours ambitieux vers les phases finales. D’ici là, elle a idéalement démarré sa route vers Doha en s’imposant 2-0 contre l’Irlande du Nord, dans le cadre du premier match de qualification pour le Mondial 2022 au Qatar. 

Une première sortie en 2021 réussie 

À l’issue de cette première sortie en 2021, Roberto Mancini a donné quelques indications sur le profil de sa sélection en conférence de presse d’après-match : «Nous avons déjà affronté de grandes équipes en Ligues des nations comme les Pays-Bas ou la Pologne, en obtenant de bons résultats. Nous verrons bien par la suite quand nous rencontrerons d’autres grandes nations lors de l’Euro, mais je pense que nos qualités ressortent plus quand nous affrontons un adversaire qui est prêt à tout pour gagner.» 

Pour valider son billet pour la Coupe du monde 2022, la Nazionale sera confrontée à la Suisse, la Lituanie, la Bulgarie et l’Irlande du Nord. Après avoir battu ce dernier, la Squadra Azzura se déplace en Bulgarie ce dimanche (20h45) puis en Lituanie le 31 mars (20h45). Des adversaires à portée de main de l’Italie qui ne manque pas d’ambitions à l’approche des prochaines compétitions internationales. 

L’Italie veut renouer avec son glorieux passé