RCA: le gouvernement réfute les accusations des experts de l'ONU

Des membres de Forces armées centrafricaines sur la route entre Boali et Bangui, le 10 janvier 2020. © ©AFP - FLORENT VERGNES Des membres de Forces armées centrafricaines sur la route entre Boali et Bangui, le 10 janvier 2020.

Mercredi 31 mars, un groupe d'experts des Nations unies dénonçait les « graves violations des droits de l'homme » commises par des paramilitaires russes qui combattraient aux côtés des forces pro-gouvernementales en butte à une nouvelle rébellion depuis décembre.

Le Groupe d’experts des Nations unies sur les mercenaires dénonce le recours accru à des sociétés de sécurité privée par les autorités de Bangui en butte à une nouvelle rébellion depuis décembre. Mais le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange Maxime Kazagui, réfute l’utilisation de militaires privés. Le porte-parole du gouvernement assure qu'une réponse officielle sera donnée « dans les prochains jours ».

De son côté, le député et ex-candidat à la présidentielle Martin Ziguélé tire à son tour « la sonnette d’alarme » sur le comportement des forces étrangères alliées à l’armée centrafricaine dans la contre-offensive en cours contre les rebelles de la CPC, forces russes en particulier. Il se dit « très inquiet » des informations « récurrentes » qu’il reçoit de la part des représentants de son parti (le MLPC) dans différentes villes du pays sur de possibles « dérives » et « atteintes aux droits de l’homme » lorsque ces forces reprennent les villes qui étaient tombées sous le contrôle des rebelles. 

Sollicitée par RFI, la Minusca n’avait pas réagi au communiqué hier soir, pas plus que l’ambassade de la Fédération de Russie dans le pays, qui affirmait lundi encore n’avoir envoyé à Bangui que des « instructeurs », « en majorité d'anciens officiers de l'armée russe », qui « ne prennent pas part aux combats » sauf « s'ils sont pris pour cible ».

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