Droits de l’Homme au Maroc : Antony Blinken joue aux funambules

© Fournis par Yabiladi

Evitant de pointer directement du doigt les violations des droits de l’Homme au Maroc, dans son rapport 2020, le Département d’Etat américain s'est caché derrière les ONG nationales et internationales.

Le Département d’Etat a publié son rapport 2020 sur les droits de l’Homme. Sur le cas du Maroc, les rédacteurs du document ont puisé assez de données pour alimenter les nombreuses pages consacrées au royaume dans les communiqués de l'Association marocaine des droits humains, Amnesty international, Human Rights Watch (HRW) et le Centre Robert Kennedy portant sur des allégations de violations des droits de l’Homme, ainsi que les réponses d’institutions publiques, tels que la Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (AGAPR), le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) ou le gouvernement. Une passe d’arme que les services d’Antony Blinken ont repris fidèlement en donnant la parole à chacune des parties.

Sur la torture, les américains notent une «diminution des informations au cours des dernières années» sur ce sujet «bien que les institutions gouvernementales marocaines et les ONG continuent de recevoir des données faisant état de mauvais traitements infligés à des personnes en détention officielle (…) le plus souvent en détention provisoire», relève le rapport.

«Des accusations selon lesquelles des responsables de la sécurité auraient soumis les manifestants en faveur de l’indépendance du Sahara occidental à un traitement dégradant pendant ou à la suite de manifestations ou de manifestations appelant à la libération de prisonniers politiques présumés.»

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