Pochettino pas d’accord avec Wenger : «L’équipe était forte mentalement»

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Comment le PSG a-t-il perdu le fil mercredi dernier, contre Manchester City? Première mi-temps quasi parfaite, cauchemar après le break... Pour Arsène Wenger, les Rouge et Bleu ont perdu le fil sur le plan mental. En substance, l’ancien coach d’Arsenal estime que le club de la capitale, marqué par ses nombreuses défaites en championnat (8), n’avait pas les ressorts pour répondre à des Skyblues revigorés en seconde période, après un premier acte dominé par les locaux.

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Des propos qui ont été rapportés à Mauricio Pochettino ce vendredi, en conférence de presse, à la veille du match de la 35e journée de Ligue 1contre Lens. «J’ai beaucoup de respect pour Arsène. J’ai suivi toute sa carrière, entre Arsenal, Monaco ou le Japon. Je ne connais pas le contexte dans lequel il a émis cette opinion, je ne peux donc pas répondre directement à ces propos. Mais je peux vous donner mon analyse», a indiqué le coach argentin de 49 ans en guise de préambule. Et de poursuivre : «Je pense que l’équipe était forte mentalement. Elle a subi deux faits de jeu, encaissant deux buts difficile à encaisser. Malgré cela, l'équipe est restée forte. Et avec l'expulsion (Idrissa Gueye), on a joué à dix pour le dernier quart d'heure contre City, vainqueur de la Coupe de la Ligue anglaise, futur champion d'Angleterre. C'est une équipe bâtie depuis six ans, avec une organisation et une structure très claires. L'équipe était bien.»

Après en avoir remis une couche sur le «respect et l'admiration» qu’il porte à Wenger, «tout ce qu'il a apporté au football», «Poche» ajoute qu’une équipe qui se hisse à ce niveau de la compétition «a forcément des qualités mentales. Il n’y a pas si longtemps, les médias parlaient de la force mentale d’un groupe qui a éliminé le Barça et le Bayern, glisse-t-il. Pour sortir ces équipes, il fallait être costaud mentalement. C’est quelque-chose qu’un groupe a ou pas. En l’occurrence, il faut peut-être plus parler d'aspects footballistiques, du fait qu'on n'a peut-être pas su maintenir le volume de jeu dont on avait besoin à ce moment. On peut parler de travail, de progression et d'aspects footballistiques pour expliquer la situation.»

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Mauricio Pochettino est ensuite revenu sur le contexte parisien, le Covid-19, les blessures, le calendrier, pour affirmer que «le défi» est de «parvenir à jouer 90 minutes au niveau des 45, 60 premières minutes du match», d’avoir la caisse pour démontrer plus de régularité sur l’ensemble d’un match. A voir si les Parisiens pourront relever ce défi mardi prochain (21h), à l’Etihad Stadium, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions qui les y attend. D’ici-là, ils devront en découdre avec Lens ce samedi (17h), sans Kylian Mbappé (mollet). Une chose est sûre : le technicien argentin y croit pour ce qui concerne la C1. Il y croyait dès le coup de sifflet final, et c’est toujours le cas. «On a perdu ce match aller 2-1, mais avec tout le respect qu’on a pour Manchester City, on est convaincu qu’on peut renverser la situation», promet-t-il, en affirmant qu’il compte s’appuyer sur «tout ce qui a été bien fait» à l’aller. Si possible en gommant le reste…

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