Somalie: démarche d’apaisement des autorités suite aux tensions

Le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed «Farmajo», le 26 novembre 2018. © Yasuyoshi CHIBA / AFP Le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed «Farmajo», le 26 novembre 2018.

En Somalie, après une semaine de fortes tensions dans la capitale, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, a annoncé, samedi 1er mai, devant le Parlement, renoncer à l'extension de son mandat et a appelé à la tenue d'élections. Des demandes approuvées dans la foulée par le Parlement. Farmajo a surtout délégué le processus électoral à son Premier ministre, Mohamed Hussein Roble, un geste qui était demandé par l'opposition qui ne fait plus confiance au président et des démarches saluées par la communauté internationale.

Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

Dans la soirée de samedi, Mohamed Roble, a pris la parole, appelant à une collaboration pour l'organisation du scrutin et la stabilité du pays. C'est un appel au retour au calme qu'a ainsi lancé le Premier ministre somalien.

Stopper toute « rhétorique inflammatoire »

Après avoir remercié le président et le Parlement, Mohamed Hussein Roble a demandé à l'armée somalienne de rejoindre ses bases, après son déploiement dans la capitale, cette semaine. Il a aussi demandé aux politiciens de s'abstenir de toute « rhétorique inflammatoire » pouvant attiser les tensions.

Enfin, le Premier ministre a réitéré son engagement pour la tenue d'élections « libres, équitables et transparentes ». Dans une démarche d'apaisement avec les leaders régionaux, il a annoncé qu'il les inviterait bientôt pour discuter du processus électoral.

Dans un communiqué, l'opposition s'en est félicité. Elle se dit prête à collaborer avec lui en vue d'organiser des élections dans un cadre consensuel.

Avertissement de la communauté internationale

Quant à la communauté internationale, l'ONU, les États-Unis et l'Union européenne ont également rapidement salué les décisions annoncées samedi, tout en lançant cet avertissement: « Maintenant pas de préconditions, pas de sabotage, pas de violence », a twitté l'ambassadeur de l'Union européenne en Somalie.

« Les présidents des États fédéraux doivent être prêts à faire des compromis », a aussi indiqué l'ambassadrice britannique.

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