Douché par City, le PSG sort avec les honneurs / Ligue des Champions (demi-finale retour)

Battu à l'aller (1-2), le Paris Saint-Germain a jeté toutes ses forces pour renverser la situation face à Manchester City, mais l'équipe de Guardiola a eu le dernier mot (2-0). Une élimination amère qui ne doit pas altérer les ambitions des Parisiens.

Manchester City PSG Neymar © Fournis par Football 365 Manchester City PSG Neymar Dans sa grande conquête européenne, le Paris Saint-Germain abordait ce second round contre Manchester City comme le plus haut des cols, six jours après le revers de toutes les frustrations, au Parc (1-2). Ce contraste entre ses réceptions et ses déplacements sur la scène européenne était bien un levier à activer, dans l'enceinte glaciale de l'Etihad, tout comme l'idée de s'appuyer sur ce qui a été bien fait à l'aller. Les Parisiens le savent : il y a bien un chemin à suivre pour dérégler la machine de Guardiola et toucher du doigt ce résultat qui les enverrait au paradis. Ce chemin, ils l'ont suivi pendant plus d'une heure, avant de voir l'étau se refermer. À ces altitudes-là, les obstacles sont toujours plus nombreux. Après Neymar et Marco Verratti dans les tours précédents, c'est Kylian Mbappé, gêné par une contracture au mollet, qui avait jeté un froid sur son état physique. Le champion du monde était bien sur la feuille de match, mais il est resté sur le banc au coup d'envoi. Mauro Icardi l'a remplacé sur le front de l'attaque, aux côtés de Neymar et Angel Di Maria. Ander Herrera suppléait numériquement Idrissa Gueye, suspendu. Paris a mis les bons ingrédients Toute la mission des Parisiens consistait à réchauffer le rapport de force, gelé par la possession défensive et usante des Citizens il y a une semaine. Pour cela, deux alternatives s'offraient à la bande à Pochettino : s'opposer au mode opératoire des Anglais avec un jeu très vertical, ou au contraire les regarder dans les yeux pour les prendre à leur propre jeu. Eu égard à la solidité de la structure de City cette année, Paris a choisi la seconde. Une vraie prouesse. Ce qui n'était pas négociable, en revanche, c'est l'attitude. Les premières foulées, les premiers contacts, les premiers mouvements : ces éléments devaient placer les Parisiens sur la voie du succès. Sur leurs premières attaques, les champions de France ont tout de suite donné le ton, avec une audace maximale. Il n'a vraiment pas manqué grand-chose pour que ces bonnes intentions se matérialisent... Quelques centimètres sur l'épaule de Zinchenko, sanctionné d'un penalty finalement annulé par la VAR (12e), quelques centimètres tout court sur un tir lointain et soudain de Di Maria (19e), et quelques millimètres sur un nouveau coup de casque de Marquinhos (17e). Riyad Mahrez a fait très mal Décontenancé par cette physionomie, Manchester City est devenu une autre équipe. Une excellente équipe, mais une autre équipe, recroquevillée sur elle-même et prête à gicler en contre. Il fallait le voir pour le croire. Et le plus frustrant, à ce moment, est que le leader de Premier League a trouvé la faille sur sa première opportunité. Après une relance splendide d'Ederson, un centre de Zinchenko et un coup de billard dans la surface, Riyad Mahrez a hérité du ballon pour ouvrir le score d'un tir croisé (1-0, 11e). Unique occasion franche des locaux avec un nouveau tir dangereux du champion d'Afrique, repoussé cette fois-ci par Keylor Navas, en fin de première période (45e). Paris avait les moyens de changer son destin. Parce que Paris le méritait. Et les Parisiens n’ont pas changé de cap au retour des vestiaires, bien que City ait tenté d’intensifier son pressing. Le premier quart d’heure de ce second acte a certainement été le tournant la rencontre. Les hommes de Pochettino ont eu les situations de décalage pour inscrire ce petit but qui créerait un contexte fou, mais ils n’ont pas fait les bons choix. Dès lors, tout s’est écroulé comme un château de cartes, avec un deux coups fatals sur la tête. Le deuxième but de Riyad Mahrez, déjà, à la conclusion d’un nouveau contre clinique (2-0, 63e). L’expulsion d’Angel Di Maria, ensuite, pour un geste d’humeur sur Fernandinho, comme pour symboliser le manque de maîtrise émotionnelle face au vice de l’adversaire. La fin de match a été confuse et électrique, Navas évitant le 3-0 à plusieurs reprises sous le regard affecté de Kylian Mbappé, bonnet vissé sur la tête. L’addition est lourde. Difficile à avaler. Mais c’est comme ça que ça se passe, à cette table-là. Après avoir atteint une seconde fois le dernier carré, ce PSG, qui a montré tant de personnalité, continue de la payer pour apprendre.

Galerie: PSG - Manchester City : les notes des joueurs parisiens (Onze Mondial)

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