Djibouti : faux suspens en attendant le décompte des voix

Les Djiboutiens ont voté ce vendredi pour élire leur président, un scrutin où Ismaël Omar Guelleh semble promis à une réélection certaine.

Une femme sort d'un isoloir pour aller voter au centre de vote Ambouli-II A dans la capitale Djibouti, le 9 avril 2021. © TONY KARUMBA/AFP or licensors Une femme sort d'un isoloir pour aller voter au centre de vote Ambouli-II A dans la capitale Djibouti, le 9 avril 2021.

Les Djiboutiens ont voté ce vendredi pour élire leur président, un scrutin où Ismaël Omar Guelleh semble promis à une réélection certaine. Les chances de Zakaria Ismail Farah, un homme d'affaires de 56 ans fraîchement débarqué en politique, semblent maigres face au sortant.

Quelque 215 000 électeurs inscrits étaient invités à se rendre dans l'un des 529 bureaux de vote du pays. D'abord timide avant la prière du vendredi, l'affluence s'est intensifiée en fin d'après-midi. Peu après la fermeture à 19h, les opérations de dépouillement avaient commencé et les résultats sont attendus dans la nuit.

Après la fermeture, Zakaria Farah, qui ne répondait plus depuis plusieurs heures aux sollicitations de l'AFP, n'avait été vu dans aucun bureau de vote. "Ça ne sert à rien mon vote, ni les votes de 80% du peuple djiboutien", a-t-il écrit plus tôt dans un message, sans donner plus d'explications. Dans un second message, le candidat a vivement critiqué l'absence de ses délégués dans les bureaux de vote, semblant signifier qu'ils avaient été empêchés d'entrer.

Djibouti : faux suspens en attendant le décompte des voix