Kenya : prisés, les vaccins anti-covid se font rares

Le Kenya connait une forte demande de vaccin contre le coronavirus. Le pays peine à satisfaire cette demande désormais supérieure à l'offre.

© YASUYOSHI CHIBA/AFP

Au Kenya, la vaccination contre le coronavirus attirePrès de 900 000 Kényans ont déjà reçu leur première dose du vaccin AstraZeneca alors que plusieurs autres sont dans les salles d’attente.

Dans ce pays, les discours anti-vaccin semblent n’avoir pas trouvé un écho favorable. La population ayant opté pour la quête de l’immunité face au virus. Elle est notamment encouragée dans sa démarche par la rigueur de la troisième vague de la pandémie.

"En tant qu'enseignant, nous interagissons normalement avec les élèves, nous interagissons avec les étudiants, nous interagissons avec les collègues, donc il y a un lien avec la pandémie, la COVID-19 je veux dire. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me faire vacciner. J'ai reçu le vaccin et je me porte bien", a affirmé Ezra Mungai, professeur d'anglais.

Mais cette volonté à se faire vacciner risque d’être plombée par un obstacle de taille, le manque du précieux liquide. Le Kenya a épuisé les doses reçues de l’initiative covax, un million au total.

"La quasi-totalité de ces doses ont maintenant été administrées. Et en raison des restrictions à l'exportation de l'Inde, la prochaine livraison a été retardée. Nous sommes donc actuellement dans une situation où l'approvisionnement en vaccins est le plus gros problème. Nous encourageons donc les pays à s'approvisionner bilatéralement auprès du fabricant, en plus de l'installation COVAX", a déclaré Rudi Eggers, représentant de l'OMS au Kenya.

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