Mozambique : des années de corruption ont permis la montée en puissance des jihadistes

L’État islamique a revendiqué l’attaque lancée fin mars contre la ville de Palma, dans la province du Cabo Delgado. Mais cela ne doit pas détourner l’attention du cœur du problème – la corruption – ni occulter la responsabilités des élites.

Une photo aérienne, en février 2021, de Tara Tara à Matuge, dans le nord du Mozambique © ALFREDO ZUNIGA/AFP Une photo aérienne, en février 2021, de Tara Tara à Matuge, dans le nord du Mozambique

L’histoire aurait pu être toute autre pour le Mozambique. Au pouvoir de 1986 à 2005 et plusieurs fois récompensé par des prix internationaux, le président Joaquim Chissano et son équipe étaient parvenus à redresser le pays après des années de guerre civile.

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En 2009, le représentant résident du FMI, Felix Fischer, déclarait même à l’auteur de ces lignes que le rebond observé au Mozambique était semblable à celui constaté après la fin de la guerre au Vietnam des années plus tôt. De nouveaux projets miniers et énergétiques avaient été lancés, une fonderie avait attiré des capitaux internationaux et Maputo avait réussi à conjuguer infrastructures chinoises et soutien budgétaire européen. Résultat : l’économie créait des emplois.

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