UFC: cinq choses à savoir sur Francis Ngannou, le nouveau roi surpuissant des lourds

Francis Ngannou © AFP Francis Ngannou

Il est le premier champion africain des poids lourds à l’UFC

A 34 ans, le Camerounais est devenu samedi à Las Vegas le nouveau champion des poids lourds à l’UFC. Celui que l’on surnomme The Predator a battu Stipe Miocic par KO au 2eme round. Une belle revanche pour celui qui avait été vaincu par l’Américain en 2018. Il est le premier combattant africain à régner sur la catégorie reine, le 3eme toutes catégories confondues après les Nigérians Kamaru Usman (qui était dans son coin) et Israel Adesanya. Ngannou compte désormais 16 victoires contre 3 défaites à l’UFC, dont il est désormais l'homme à battre dans la catégorie des lourds.

Un habitué des KO expéditifs

On pourrait presque penser que, pour une fois, Francis Ngannou a pris son temps pour battre Miocic. Résister jusqu’au 2eme round, c’est déjà un exploit face au Camerounais, habitué aux KO expéditifs. Avant de décrocher la ceinture des lourds face à l’Américain, il n’était resté dans la cage que 2’32 cumulées lors de ses quatre précédents combats, évidement tous gagnés au premier round, en moins d’une minute et 11 secondes.

C’est une force de la nature

The Predator est une montagne de 1,93m pour 119kg. Samedi, dans l’octogone, Stipe Miocic pesait treize kilos de moins. Preuve de l’énorme puissance du combattant, Ngannou détient le record du monde de force de frappe loin devant un autre spécialiste des sports de combat le Néerlandais Tyron Spong. De quoi faire la fierté de Dana White, le boss de l’UFC : "Francis détient le record du plus puissant coup de poing au monde. Il équivaut à 96 chevaux. C'est comme se faire percuter par une Ford Escort lancée à pleine vitesse."

Du Cameroun à Paris, un parcours chaotique

Né le 5 septembre 1986 à Batié, au Cameroun, Francis Ngannou quitte son pays et rejoint la France et Paris au mois de juin 2013. Migrant et clandestin, il a auparavant transité durant un an en Espagne. Sans aucun sou en poche, il galère et apprend à se débrouiller comme il peut dans les rues parisiennes. Mais il sait dès le premier jour qu’il n’a qu’un seul objectif : devenir boxeur. "Je me suis renseigné pour trouver une salle de sport", raconte Ngannou à RMC Sport. Il trouve une porte ouverte au Kajyn Club dans le 11e arrondissement. Au fils de rencontres, il découvre la MMA et devient l'un des pensionnaire de la MMA Factory. Sa carrière est lancée.

Un "instinct de combattant" hérité de son père

"Je l’ai depuis tout petit, j’étais très agité, avoue Francis Ngannou. Il a fallu beaucoup d’encadrement pour éviter la violence." Le Camerounais a souvent eu du mal à canaliser son énergie. Sanguin, il a parfois blessé des adversaires à l’entraînement à la MMA Factory juste après avoir reçu un coup. Un manque de sang-froid qui s’explique en partie de la relation entretenue avec son papa, aujourd’hui disparu. "Ce qui m’a permis de m’éloigner de la violence, c’est la réputation de mon père. Quand mes parents ont divorcé j’avais 6 ans, quand j’entendais parler de mon père, j’avais tellement honte, que j’avais juste envie de quitter la pièce. Je me suis promis de ne pas avoir sa réputation. Mais j’aime combattre, j’ai la force comme mon père..." Et Francis Ngannou de conclure à propos de son papa : "Je l'aimais trop pour lui en vouloir. Malgré toutes ses irresponsabilités, j'étais toujours son avocat quand tout le monde était contre lui. C'était mon héros."

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