Mozambique : crainte de nouvelles attaques terroristes dans le nord-ouest

Selon l’agence de presse Lusa, des analystes de Panga Risk ont prévenu leurs clients d’une potentielle attaque dans quelques semaines contre la ville de Quitunda, près du site du projet Afungi.

© ALFREDO ZUNIGA/AFP

Une nouvelle attaque terroriste serait imminente dans le nord du Mozambique. Cet avertissement émane d’une note de la société de conseil Pangea-Risk.

Selon l’agence de presse Lusa, des analystes de cette société ont prévenu leurs clients d’une potentielle attaque dans quelques semaines contre la ville de Quitunda, près du site du projet Afungi. Pangea-Kisk s’inquiète également d'autres attaques à Palma, alors que "les insurgés cherchent à reprendre le contrôle du territoire au nord de Mocimbao da Praia.

Le gouvernement mozambicain a pour son part réaffirmé que l'attaque dans le nord est _"une attaque contre l'ensemble du pays." _Le président Filipe Nyusi est contre une implication directe de la communauté internationale et souhaite que seuls des Mozambicains combattent les groupes armés.Lors d'un sommet extraordinaire de la SADC, il a toutefois préconisé le renforcement de la coopération en matière de surveillance transfrontalière.

Depuis 2017, plusieurs groupes islamistes armés sèment la terreur dans la province de Cabo Delgado. La violence s'est intensifiée au cours des deux dernières semaines après des attaques dans la ville de Palma. Des dizaines de personnes sont mortes et des milliers d'habitants ont été contraints de fuir.

L'ONG ACLED recensait déjà 2 600 morts avant cette dernière attaque, dont la moitié de civils. Plus de 700 000 personnes sont affectées par cette crise humanitaire.Dans le camp de Metuge, près de 23 500 personnes tentent de survivre dans des abris de fortune.

Manuacha Antonio est ici depuis 2020, après l'invasion de Quissanga. Cette fermière attend la fin des violences pour rentrer chez elle. "J'aimerais rentrer chez moi. C'est très difficile parce que je ne sais pas où trouver de l'argent pour acheter des vêtements ou des biens pour la maison. Je me débrouillais là-bas, avec ce que je produisais dans la ferme. J'en utilisais une partie pour la consommation, l'autre partie, je la vendais pour acheter d'autres choses."

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