Brahim Ghali s’est rendu à six reprises en Espagne avec l’accord du Maroc

© Fournis par Yabiladi

Les relations politico-hospitalière entre l'Espagne et les leaders du Polisario ne se résument pas à l'affaire la plus récente et la plus médiatisée, à savoir l’accueil en catimini de Brahim Ghali dans un hôpital à Logroño, le 18 avril dernier. Mohamed Abdelaziz, l'ancien chef du mouvement séparatiste ; Ahmed Boukhari, représentant du Polisario auprès des Nations unies, mort dans une clinique à Bilbao en 2018 ; Mohamed Salem Ould Salek, actuel «ministre des Affaires étrangères» qui a échappé à une crise cardiaque en 2018 grâce à son transfert d'Alger vers Séville, ou enfin M'hamed Khadad décédé à Madrid en 2020.

En Espagne certains politiques ne comprennent pas la colère du Maroc alors que Madrid a toujours été accueillante pour les malades du Polisario. Pourtant, une différence de taille concernant Brahim Ghali, puisqu'il est poursuivis par la justice espagnole. L’Audience Nationale de Madrid souhaite l’auditionner au moins sur deux plaintes : la première déposée en 2008 par l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme et la deuxième de l’opposant sahraoui, Fadel Breika.

Le média de droite Vozpopuli apporte des précisions dans un article publié le 22 mai, expliquant la colère des Marocains. La publication révèle que Brahim Gahli s’est rendu en Espagne à six reprises ses dernières années (dont deux aux Iles Canaries) sans que sa présence n’ait soulevée une crise diplomatique entre Rabat et Madrid. A chacune de ses visites, le gouvernement espagnol tenait à en informer au préalable les autorités marocaines en prenant soin que le déplacement ne soit pas médiatisé.

Une entente, apparemement, brisée par la cheffe de diplomatie espagnole. Il y a une dizaine de jours, des sources au ministère espagnol des Affaires étrangères, sous couvert d’anonymat, confiaient à El Pais que «Rabat n'a pas non plus notifié à l'Espagne la reconnaissance de la marocanité du Sahara par la Maison Blanche, ce qui a surpris la ministre espagnol des Affaires étrangères alors qu'elle effectuait une visite en Israël» les 9 et 10 décembre.

Brahim Ghali s’est rendu à six reprises en Espagne avec l’accord du Maroc