Kiev accuse Moscou de désinformation sur ses velléités d'offensive

IMAGES Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rend sur la ligne de front du conflit avec les séparatistes prorusses de l'est du pays, où les heurts armés se multiplient, sur fond de tensions accrues avec Moscou. © Fournis par AFP IMAGES Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rend sur la ligne de front du conflit avec les séparatistes prorusses de l'est du pays, où les heurts armés se multiplient, sur fond de tensions accrues avec Moscou.

L'Ukraine a rejeté vendredi les accusations du Kremlin sur la préparation d'une offensive militaire contre les séparatistes prorusses, accusant Moscou de désinformation et de chercher un prétexte pour l'attaquer. 

Dans une tranchée de l'armée ukrainienne, sur la ligne de front avec les séparatistes dans la région de Lougansk (est), le 9 avril 2021 © STR Dans une tranchée de l'armée ukrainienne, sur la ligne de front avec les séparatistes dans la région de Lougansk (est), le 9 avril 2021

"La libération par la force des territoires occupés conduira inévitablement à de nombreuses pertes civiles et militaires, ce qui est inacceptable pour l'Ukraine", a déclaré sur Facebook le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, le général Rouslan Khomtchak.

Le présdent ukrainien Volodymyr Zelensky dans une position enterrée de la ligne de front avec les séparatistes prorusses, le 9 avril 2021 dans la région de Marioupol (est) © STR Le présdent ukrainien Volodymyr Zelensky dans une position enterrée de la ligne de front avec les séparatistes prorusses, le 9 avril 2021 dans la région de Marioupol (est)

Kiev soutient une solution "politique et diplomatique" pour récupérer les territoires qui lui échappent depuis le début de ce conflit en 2014, a-t-il souligné, dénonçant "une campagne de désinformation" pilotée par la Russie au travers de "rapports" affirmant que l'armée ukrainienne préparait une offensive.

L'Ukraine craint que le Kremlin, largement considéré comme le parrain militaire des séparatistes malgré ses dénégations, ne cherche un prétexte pour déclencher une invasion.

"Si le Kremlin cherche un casus belli en publiant cyniquement de fausses informations, le monde doit le prendre au sérieux", a déclaré mardi le ministère de la Défense. 

Kiev et les Occidentaux ont reproché cette semaine à Moscou d'avoir massé des troupes à la frontière ukrainienne et en Crimée, péninsule annexée en 2014, alors que les incidents armés dans l'Est de l'Ukraine sont devenus quasi-quotidiens. 

Depuis le début de l'année, 26 militaires ukrainiens y ont été tués contre 50 sur l'ensemble de l'an dernier, selon la présidence ukrainienne. 

Les séparatistes ont, eux, fait état de la perte d'au moins une vingtaine de leurs combattants sur la même période.

Face aux inquiétudes, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est rendu jeudi et vendredi sur le front, passant la nuit avec des militaires. Il a publié sur Instagram un selfie le montrant dans une dangereuse zone industrielle traversée par le front, à quelques kilomètres de la ville de Donetsk tenue par les séparatistes. 

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