Gabon: les parcs nationaux privés d’éco-gardes, en grève depuis presque un mois

Eléphant dans la réserve forestière de Lope au Gabon (illustration). © AP - Saurabh Das Eléphant dans la réserve forestière de Lope au Gabon (illustration).

Au Gabon, il y a bientôt un mois que les éco-gardes - le personnel qui assure la sécurité des treize parcs nationaux du pays - sont en grève. Ils jugent leurs salaires trop faibles. Ils ne sont pas payés régulièrement et estiment être mal équipés pour travailler.

Avec notre correspondant à Libreville, Yves Laurent Goma

Tonneaux vides, vuvuzelas et sifflets… tout y passe pour produire le maximum de bruit. Depuis trois semaines, le siège de l’Agence nationale des parcs nationaux s'est transformée en bivouac. Le personnel réclame des augmentations de salaires - quatre mois de salaires impayé  - une assurance maladie et des équipements pour mieux protéger les parcs nationaux.

Le bonheur des braconniers

Cette longue grève fait naturellement le bonheur des braconniers et autres criminels, regrette Sosthène Engonga, président du syndicat des écogardes : « De facto, les braconniers prennent place. Les chasseurs qui vont chasser les éléphants en forêt iront de cœur joie, d’autant plus que les gardiens qui sont censés être là, les eco-gardes, n’y sont plus ».

Le personnel attend la satisfaction globale des revendications

Marthe Mapangou, secrétaire exécutive adjointe de l’agence rassure ses collègues: « Le ministre de tutelle ayant été saisi de la question, a ouvert la discussion avec ses collègues et nous avons bon espoir que cette question soit définitivement réglée ».

La fin de la grève est conditionnée par la satisfaction totale des revendications, insiste le personnel qui n’en est pas à sa première grève.

Gabon: les parcs nationaux privés d’éco-gardes, en grève depuis presque un mois