Légalisation du cannabis : Le PJD perd la première bataille

© Fournis par Yabiladi

Dans sa guerre contre le projet de loi organique n°13.21 légalisant l’usage du cannabis à des effets thérapeutiques et industriels, le PJD vient de perdre sa première bataille. La réunion du bureau de la Chambre des représentants, de ce matin, a attribué l’examen du texte à la Commission de l’Intérieur et des Collectivités locale. Un revers pour les «frères» de Saadeddine El Othmani, alors qu'ils menaient campagne, depuis trois semaines, pour que l’initiative gouvernementale soit confiée à la commission de la Justice ou à celle des secteurs productifs.

Pour tenter de reporter l’adoption de projet de loi après les élections législatives, le groupe des députés du PJD a demandé, la semaine dernière, la constitution d’une mission exploratoire temporaire pour connaître la situation des cultivateurs de cannabis dans les régions du nord du Maroc et solliciter les avis du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ces manœuvres permettraient de jouer la montre à condition que le ministère de l’Intérieur, auteur du texte, accepte d’attendre des semaines durant les réponses des deux institutions consultatives.

Dans le tour de table de la commission de l'Intérieur, le PJD compte la présence de Mohamed Idammar, Mohamed Seddiki et Mohamed Larbi Belkaid, respectivement maires de Tétouan, Rabat et Marrakech ou encore Abdessamad Hiker, premier vice-maire de Casablanca. En présence du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftite, les PJDistes craignent que leurs «frères» élus montrent moins d’enthousiasme à s'opposer au projet de loi légalisant le cannabis ou au moins à retarder son adoption au-delà de l’échéance des élections législatives.

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