Tops/Flops Real Madrid-Liverpool : Vinicius brille, Alexander-Arnold part en vrille

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TOPS

Vinicius a tout fait aux Reds Son match référence ? Souvent tancé pour son manque de réalisme devant le but, le Brésilien a fait mouche par deux fois ce mardi. Et de quelle manière, après un enchaînement de grande classe pour ouvrir le score (27e), puis d’un plat du pied parfait dans un trou de souris (65e). Deux buts sur ses deux tirs cadrés, une précision chirurgicale pour Vinicius, virevoltant tout au long de la rencontre (60 sprints). Il aurait pu offrir une passe décisive à Benzema (71e) avant de sortir (84e). Ne manquaient que les applaudissements pour l'incontestable homme du match. 

Asensio retrouve des ailes Quatrième but en autant de rencontres pour l’Espagnol, dont le vice et la technique ont fait bon ménage devant Alisson suite à la bévue d’Alexander-Arnold (36e). Proche du doublé avant la pause (43e), il manque ensuite de lucidité en contre (64e, 67e) avant de sortir, le sentiment du devoir accompli (70e). Plein d’allant tout au long du match, l’ailier confirme son retour au premier plan après un long chemin de croix suite à sa blessure aux ligaments croisés du genou. Et le Real Madrid aura bien besoin de son ex-future pépite alors que le cas Eden Hazard s’apparente chaque semaine un peu plus à un flop retentissant.

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Un milieu omnipotent Comme lors de chaque balade du Real Madrid, son trio du milieu a brillé. Chacun dans leur registre, Modric, Kroos et Casemiro ont été des rouages essentiels de la partition madrilène. Les deux premiers à la passe, Modric pour Vinicius (65e) et surtout Kroos, à la manière d’un quarterback au moment de lancer le Brésilien avec une précision chirurgicale (27e), tandis que c’est encore un de ses longs ballons qui pousse Alexander-Arnold à l’erreur débouchant au but d’Asensio (36e). Toujours aussi précieux à la récupération, Casemiro a remporté 11 de ses 18 duels disputés. Le Brésilien aurait lui aussi pu glaner sa passe décisive sans le retour de Kabak devant Benzema (24e).

FLOPS

Trent Alexander-Arnold perd la tête Rarement loué pour ses gestes défensifs, le latéral droit anglais a une nouvelle fois pénalisé les siens par ses errements. Sa passivité sur le débordement de Mendy d’entrée de jeu donnait le ton (12e), avant qu’il ne soit beaucoup trop court sur Vinicius au marquage (27e). Mais c’est surtout sa tête en retrait, transformée en passe décisive bien malgré lui pour Asensio (36e), qui a symbolisé sa soirée catastrophique. S’il est resté relativement précis sur le plan offensif, signe qu’il demeure l’un de tous meilleurs à son poste, le Scouserde naissance a basculé du côté de M. Hyde ce soir. Baladé par Vinicius pendant près d’une heure et demie, il a laissé échapper sa frustration en s’énervant contre le Brésilien avant de récolter un avertissement loin d’être immérité (82e).

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Phillips trop juste pour le très haut niveau Sa titularisation était l’une des principales inconnues du onze concocté par Jürgen Klopp. Toujours pénalisé par la cascade de blessures au sein de son arrière garde (Van Dijk, Gomez, Matip), l’Allemand faisait le pari du longiligne britannique, titularisé pour la deuxième fois seulement à ce niveau. Un choix payant… pour le Real. Souvent à contre-temps, en raison de son manque de réactivité, comme sur le premier but, Phillips a été guère rassurant au côté d’un Kabak un tantinet plus décisif. Rarement souverain dans les airs, il voit aussi et surtout la frappe de Vinicius passer entre ses jambes sur le deuxième but, où il nuit à la visibilité de son gardien.

La première période indigne de Liverpool «On a rarement aussi mal joué qu’en première mi-temps», convenait Klopp à l’issue de la rencontre au micro de RMC Sport. Un constat aussi lucide qu’implacable au regard du nombre de tir de son équipe après 45 minutes : zéro. Pour la première fois depuis 2014 (déjà à Madrid, défaite 0-1), Liverpool n’avait tout simplement pas tiré au but. Symptomatique d’un premier acte cataclysmique en tous points, où une succession d’erreurs ont conduit à l’avantage de deux buts du Real Madrid. Si la faute de Vazquez sur Mané avant le but d’Asensio aurait pu changer le cours du match, Benzema s’était curieusement vu refuser un penalty quelques minutes plus tôt. En résumé, Liverpool s’est tiré très tôt une balle dans le pied.

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