Al Hoceima : Après avoir dénoncé la corruption, un entrepreneur placé dans un service de psychiatrie

© Fournis par Yabiladi

Porteur d’un projet à Al Hoceima, l’attente et les «atermoiements» de l'administration poussent Mohamed Amine Abdouni à manifester, pendant plus d’un mois, devant le conseil municipal. En un mois, il est passé de potentiel investisseur à détenu interné dans un service psychiatrique.

Jeune porteur d’un projet entrepreneurial, Mohamed Amine Abdouni rêvait de mettre en place une «chaîne de restaurants avec des normes internationales», à implanter d’abord dans sa ville natale Al Hoceima. Confiant, il entreprend alors les démarches avant que son projet ne se heurte aux «tergiversions» du conseil municipal de sa ville.

Il patiente plusieurs mois avant de décider, en mars dernier, de dénoncer cette situation. Il imprime alors des pancartes et mène des sit-in devant le conseil municipal pour pointer «la corruption». Le même mois, dans une interview filmée accordée à Nador Press, le jeune rifain raconte comment son projet a respecté toutes les étapes administratives, allant de «l’approbation du wali de la région puis du gouverneur de la province, à la constitution d’une commission préfectorale du Conseil régional de l’investissement (CRI)».

«Ce dernier a invité le conseil municipal à entreprendre les démarches pour autoriser mon projet. Cependant, pendant plus de 9 mois, le conseil a brillé par ses tergiversions flagrantes et ses fausses promesses», dénonce-t-il. «Les élus corrompus sont responsables du chômage, du désespoir des jeunes et des tentatives collectives d’immigration», fustige le jeune entrepreneur.

«Toutes les violations au niveau de l’urbanisme existent à Al Hoceima. Ces responsables violent les directives du Roi Mohammed VI, qui a donné ses instructions pour soutenir les jeunes porteurs de projets. Je me bats depuis près d’un an.»

Mohamed Amine Abdouni

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