Vol Ryanair intercepté: la Russie soutient bec et ongles son allié biélorusse

La thèse d’une alerte à la bombe qui aurait nécessité le déroutement de l’avion vers l’aéroport de Minsk ne saurait être remise en cause par le Kremlin, tant qu’une enquête n’aura prouvé le contraire. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, reproche à l’inverse aux pays occidentaux de juger et de sanctionner la Biélorussie sans attendre d’en savoir davantage. © Sergei Chirikov/Pool via REUTERS/File Photo La thèse d’une alerte à la bombe qui aurait nécessité le déroutement de l’avion vers l’aéroport de Minsk ne saurait être remise en cause par le Kremlin, tant qu’une enquête n’aura prouvé le contraire. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, reproche à l’inverse aux pays occidentaux de juger et de sanctionner la Biélorussie sans attendre d’en savoir davantage.

La Biélorussie refuse de changer sa version des faits dans l’affaire du vol Ryanair entre Athènes et VIlinus. Son président Alexandre Loukachenko assure que le déroutement de l’avion s’est fait en toute légalité, en raison d’une alerte à la bombe. Le régime biélorusse est de plus en plus isolé, mais à l’est, il conserve le soutien indéfectible de son allié russe.

Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

Pas question pour le Kremlin de douter de la parole donnée par les autorités biélorusses. La thèse d’une alerte à la bombe qui aurait nécessité le déroutement de l’avion vers l’aéroport de Minsk ne saurait être remise en cause, tant qu’une enquête n’aura prouvé le contraire. « Le Kremlin ne voit pas de raison de ne pas croire les dirigeants biélorusses », résume Dmitri Peskov. Le porte-parole de Vladimir Poutine qui reproche à l’inverse aux pays occidentaux de juger et de sanctionner la Biélorussie sans attendre d’en savoir davantage

« Tout ceci doit faire l’objet de réflexion, nous devons comprendre ce qui s’est passé. Le président biélorusse a déclaré que l’alerte à la bombe venait de Suisse, et pour l’instant nous n’avons vu aucun démenti, aucune déclaration des pays européens. Ces pays n’ont aucune volonté de comprendre, et pour l’instant ils réagissent beaucoup trop vite. »

La Russie ne lâchera pas son allié biélorusse, et la meilleure preuve en est la rencontre prévue ce vendredi à Sotchi, entre Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko. Sur les bords de la mer Noire, ce dernier viendra chercher un appui politique, mais pas seulement. Un soutien économique sera sans doute également évoqué, car la crise diplomatique provoquée par le détournement du vol Ryanair aura sans doute des répercussions majeures pour une économie biélorusse déjà très mal en point. 

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