Mozambique : la SADC s'organise

Le président zimbabwéen Emerson Mnangagwa a reçu son homologue botswanais le président Mokgweetsi Masisi à Harare. Les deux hommes ont échangé sur la façon dont les pays de la SADC peuvent répondre à ce conflit.

President Emerson Mnangagwa of Zimbabwe and Mogweetsi Masisi of Botswana in Harare © Cleared President Emerson Mnangagwa of Zimbabwe and Mogweetsi Masisi of Botswana in Harare

Face à la situation sécuritaire alarmante dans le nord du Mozambique, la réponse régionale s’organise. Le président zimbabwéen Emerson Mnangagwa a reçu son homologue botswanais le président Mokgweetsi Masisi à Harare. Les deux hommes ont échangé sur la façon que les pays de la SADC peuvent répondre à ce conflit.

"Le président Masisi est l'actuel président de la troïka, il m'a donc informé de la situation sécuritaire dans la région en mettant particulièrement l'accent sur ce qui se passe à Cabo Delgado", explique Emmerson Mnangagwa.

‘’Nous avons échangé des opinions en tant que troïka. L'une d'elles aboutira à aller plus loin afin que les membres de la SADC, réagissent de manière utile pour garantir l'intégrité et la souveraineté de l'un des nôtres, pour ne jamais être agressé par un dissident, forces rebelles et non étatiques", affirme le président du Botswana Mokgweetsi Masisi.

L’ONU, qui a fermement condamné les attaques des djihadistes dans la ville de Palma, est déjà mobilisée pour venir en aide aux réfugiés qui fuient les violences dans cette zone. Mais les ONG humanitaires sur place craignent d’être bientôt submergées par un afflux de déplacés.

‘’La situation sécuritaire reste instable et nous préoccupe tous. L'Office des Nations Unies pour les migrations a déjà enregistré environ 8 000 personnes aux points d'arrivée à Nangade, ainsi qu'à Pemba. Des milliers sont arrivés aujourd'hui à Pemba et dans d'autres régions de Cabo Delgado. Nous avons des informations selon lesquelles des centaines de personnes tentent toujours de quitter Palma en ce moment, et des milliers de personnes se déplacent à pied, en bateau et par la route, certaines sont secourues par les services aériens humanitaires de l'ONU et d'autres groupes de la société civile’’ s’inquiète Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire Général de l’ONU.

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