Week-end de contrôles tous azimuts dans l’espoir de juguler la diffusion du virus

Fioles de vaccin Pfizer-BioNTech dans un superfrigo de l'hôpital du Mans. L’essentiel des livraisons attendues en France repose sur l’apport du BioNTech-Pfizer avec «près de 2 millions de doses à partir de la semaine du 5 avril». © Jean-François Monier Fioles de vaccin Pfizer-BioNTech dans un superfrigo de l'hôpital du Mans. L’essentiel des livraisons attendues en France repose sur l’apport du BioNTech-Pfizer avec «près de 2 millions de doses à partir de la semaine du 5 avril».

Le Chili se reconfine. Le Chili est le pays le plus avancé en Amérique latine pour la vaccination anti-Covid, mais il fait face à une brutale recrudescence des infections qui a forcé le gouvernement à imposer un nouveau confinement dès samedi. Dans ce pays de 19 millions d’habitants, une campagne particulièrement efficace a déjà permis à six millions de personnes de recevoir au moins une dose de vaccin et à plus de trois millions d’être vaccinées. Mais dès ce samedi, plus de 80 % de la population sont soumis à un nouveau confinement total, sans même la possibilité de sortir pour acheter des produits de base le week-end.

Le variant brésilien en force au Pérou. Le Pérou a recensé vendredi près de 12 000 contaminations au coronavirus au cours des 24 heures précédentes, son chiffre quotidien le plus élevé en douze mois d’épidémie. L’annonce de ces derniers chiffres élevés coïncide avec la publication d’un rapport officiel selon lequel le variant brésilien du coronavirus est la cause de 40 % des contaminations enregistrées ces derniers mois à Lima, où sont concentrées presque la moitié des contaminations au Pérou.

Nouvelle vague de contaminations en Argentine. L’Argentine a enregistré près de 13 000 nouvelles contaminations vendredi, un plus haut depuis plus de deux mois, tandis que le gouvernement a annoncé la suspension des vols en provenance du Brésil, du Chili et du Mexique. Depuis le début de la pandémie, l’Argentine a enregistré 2,29 millions de cas de Covid-19 dont plus de 55 000 mortels.

En France, on ferme les écoles… sans fermer les écoles. Jean-Michel Blanquer a tenu une conférence de presse surprise vendredi calée après un point sanitaire, tout aussi improvisé avec les syndicats enseignants. Alors que de plus en plus d’établissements scolaires subissent de plein fouet la troisième vague épidémique, le ministre de l’Education n’en démord pas : les écoles doivent rester ouvertes, c’est «un objectif fondamental. Les jeunes ont besoin du système scolaire.» Les vacances scolaires ne seront donc pas avancées «parce qu’il n’est pas démontré que ça améliore la situation sanitaire.» Lire notre article.

Le gouvernement met les bouchées doubles en promesses. La France attend «des livraisons importantes la semaine prochaine» de près de trois millions de doses de vaccin contre le Covid-19, a déclaré samedi la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher sur Europe1. «Cela nous permet de confirmer l’objectif de 30 millions de Français vaccinés à la fin du mois de juin», a-t-elle ajouté. L’essentiel des livraisons reposait sur l’apport du vaccin BioNTech-Pfizer avec «près de 2 millions de doses à partir de la semaine du 5 avril». Selon Bercy, les livraisons de la semaine prochaine se décomposent comme suit : BioNTech /Pfizer 1,24 million, Moderna 390 000 et AstraZeneca 1,45 millions.

Vacciner les jeunes en priorité ? La députée Agnès Firmin-Le Bodo (Agir) a alerté le ministre de la Santé sur la situation des étudiants, en proie à une situation morale et psychologique inquiétante, et demandé d’ouvrir le débat sur «la vaccination prioritaire des jeunes avec le vaccin Janssen», le sérum à injection unique qui devrait être disponible en avril en France. Lire notre interview.

Des soignants au chevet des soignants. Pour accompagner des médecins, «las», «résignés» et «en colère», associations et professionnels de santé se chargent de proposer une aide psychologique et d’améliorer la qualité de vie au travail. Lire notre article.

Le Kenya face à la troisième vague. Taux de positivité et mortalité record, hôpitaux saturés, gestes barrières peu appliqués… Régulièrement érigé en modèle de la lutte contre la pandémie en Afrique, le Kenya fait face depuis début mars à une puissante troisième vague de coronavirus. Les récentes mises en garde des autorités et la prolongation du couvre-feu annoncée le 12 mars n’ont pas suffi, même si l’Afrique résiste plutôt bien. Le président Uhuru Kenyatta a annoncé vendredi l’isolement «jusqu’à nouvel ordre» de cinq comtés, dont la capitale Nairobi, après avoir égrené des chiffres inquiétants : taux de positivité aux tests multiplié par dix depuis janvier (de 2 % à plus de 20 %), mortalité passant de trois décès par jour en janvier-février à sept en mars, 20 personnes en soins intensifs en janvier contre 950 depuis le 12 mars.

Les contrôles s’intensifient en France. Face à une situation épidémique «critique» les autorités ont intensifié samedi les contrôles aux aéroports et péages routiers pour faire respecter l’interdiction de se déplacer, des mesures très en deçà des restrictions plus strictes que réclament nombre d’experts. Samedi matin, gare Montparnasse à Paris, «une dizaine d’équipes sont mobilisées contre deux à trois en temps normal», explique à l’AFP un capitaine de police, précisant que les contrôles sont accentués «aux heures de pointe». En gare de Bordeaux, des policiers ont contrôlé samedi matin les passagers de deux trains en provenance de Paris. Au total, 17 personnes ont été verbalisées pour absence de justificatif de déplacement, selon la police, qui indique toutefois à l’AFP que la plupart des passagers avaient des justificatifs.

«Est-ce qu’on ferme les écoles ou est-ce qu’on accepte d’avoir des morts ?» Entre l’envolée des cas de Covid et la volonté de maintenir des enseignements de qualité et égalitaires, les élus locaux s’arrachent les cheveux. Vacances scolaires avancées ou prolongées, fermeture des établissements accueillant des enfants, vaccination des enseignants : les solutions diffèrent. Lire notre article.

Madrid impose un PCR négatif à la frontière française. Les autorités espagnoles ont annoncé qu’un test PCR négatif de moins de 72 heures serait désormais exigé pour toute personne souhaitant passer la frontière terrestre française pour se rendre en Espagne. Cette mesure, qui prendra effet mardi et s’applique aux personnes âgées de plus de 6 ans, intervient alors que l’Espagne intensifie les restrictions dans l’espoir d’éviter une augmentation des cas de contamination au Covid-19 pendant la Semaine sainte, qui commence ce week-end. C’est la première fois qu’une telle exigence est imposée par l’Espagne à ceux qui franchissent cette frontière terrestre. Jusqu’à présent, cela n’avait été exigé que pour des arrivées par les airs.

Reconfinement à Manille. Les Philippines ont annoncé un nouveau confinement, la semaine prochaine, pour plus de 24 millions de personnes à Manille et ses environs, alors que les hôpitaux de la capitale peinent à absorber une flambée des infections au Covid-19. Ces restrictions renforcées sont imposées au coeur économique du pays - qui concentre un cinquième de la population - alors que des variants plus contagieux alimentent une recrudescence des cas.

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