Tchad : Après un long règne sans partage, Idriss Déby n’est plus

© Fournis par Yabiladi

Idriss Déby n’est plus. Le désormais ex homme fort du Tchad n’a pas eu le temps de savourer sa réélection, pour un sixième mandat, à la présidence du pays. Arrivé au pouvoir en 1990 par les armes, il avait mené un mouvement de rébellion contre son ex-compagnon de route Hissène Habré. Il le quitte maintenant par les armes.

«Le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille. C'est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad», a annoncé le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l'antenne de TV Tchad.

Déby, 68 ans, a succombé à ses blessures le week-end alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord du pays. Une opposition armée qui gagne du terrain et s’approche de la capitale Ndjamena. Une avancée qui inquiète les chancelleries étrangères. Les ambassades des Etats-Unis et du Royaume-Uni ont invité leurs ressortissants à quitter le Tchad.

Un conseil militaire présidé par son fils, Mahamat âgé de 37 ans, le commandant de la garde présidentielle, a pris les choses en main. «Le conseil s'est aussitôt réuni et a promulgué la charte de transition», a déclaré le porte-parole de l'armée dans un communiqué lu à l'antenne de la Radio nationale, peu de temps après qu'il eut annoncé la mort du chef d'Etat.

Durant son long règne, Idriss Déby s’est rapproché du Maroc. En 2006, il rompait ses relations avec la «République arabe sahraouie démocratique». Une position que son ministre des Affaires étrangères, Amine Abba Siddick, a confirmée, en octobre 2020 lors d’une visite à Rabat.

Tchad : Après un long règne sans partage, Idriss Déby n’est plus