Armes chimiques en Syrie: vers des sanctions de l'OIAC contre le régime ?

L'OIAC, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, a enquêté sur place en Syrie. Ici, à Douma, dans la Ghouta orientale. © REUTERS/ Ali Hashisho L'OIAC, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, a enquêté sur place en Syrie. Ici, à Douma, dans la Ghouta orientale.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) doit voter cette semaine pour ou contre des sanctions contre la Syrie. En cause, il y a une enquête sur l'utilisation de gaz sarin et chlore par le régime. Parallèlement, quatre ONG ont porté plainte en Suède contre le président Bachar el-Assad et plusieurs hauts responsables pour deux attaques chimiques.

Il s'agit de nouvelles étapes dans le long parcours pour forcer la communauté internationale à mener des actions concrètes contre régime syrien.

Deux plaintes avaient déjà été déposées en France et en Allemagne par ces mêmes organisations de militants syriens en exil. La stratégie est de multiplier les démarches pour pousser la communauté internationale à réagir comme l'explique Mazen Darwich, directeur du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression.

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« Depuis 10 ans et particulièrement après la première attaque à l'arme chimique en 2013, il y a eu beaucoup de déclarations et de bonne volonté, mais aujourd'hui nous pensons qu'il est possible d'agir réellement. Avec l'aide de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, nous donnons aux gouvernements et aux justices nationales des clefs pour agir concrètement et ne pas rester sur de belles paroles », estime-t-il.

Mazen Darwich et ses collaborateurs savent que le Conseil de sécurité des Nations unies ne votera jamais de sanctions contre le régime de Bachar el-Assad. Même si l'OIAC le recommande, la Russie imposera son véto comme elle l’a déjà fait précédemment.

Mais le simple fait d'exposer la situation à l'Assemblée générale de l'ONU pourrait pousser d'autres pays à agir individuellement. Un long combat que les militants en exil sont prêts à mener pour offrir la justice aux victimes des attaques chimiques.

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