Comprendre l'élection présidentielle à Djibouti

En l’absence de l’opposition traditionnelle qui a décidé de boycotter la présidentielle, deux hommes s’affronteront vendredi : le président sortant Ismael Omar Guelleh dit IOG et Zakaria Ismael Farah.

Serge Koffi, envoyé spécial d'Africanews à Djibouti, décrypte l'élection présidentielle © Africanews Serge Koffi, envoyé spécial d'Africanews à Djibouti, décrypte l'élection présidentielle

Deux candidats, un président sortant et un indépendant. Une opposition qui a boycotté les élections. Le Djibouti vote ce vendredi le premier tour de l’élection présidentielle.

En l’absence de l’opposition traditionnelle qui a décidé de boycotter les élections mettant en cause le scrutin affirmant qu’il ne serait pas libre et transparent c’est donc deux hommes qui vont en théorie s’affronter dans un face à face : le président sortant Ismael Omar Guelleh dit IOG et Zakaria Ismael Farah.

Le premier dirige le Djibouti depuis deux décennies, il a été tour à tour agent de renseignements, sécurocrate, directeur de cabinet de l’ancien président Hassan Gouled, avant de devenir président de la république en 1999.

Réélu en 2016, il a l’intention de rempiler pour un cinquième mandat. Il a fait campagne sous le thème de la continuité et affirmé tout au long des meetings qu’il entend encore faire bénéficier le Djibouti de son leadership et continuer les projets entamés.

Zakaria Ismael Farah, lui, est un homme totalement inconnu du public. Il est apparu pour la première fois sur la scène politique en janvier lorsqu’il a annoncé sa candidature sur les réseaux sociaux. A 57 ans, il est un homme d’affaires sans parti politique. Sa campagne a été éphémère. Fait inédit dans cette campagne, alors qu’il était attendu lors d’un meeting à Djibouti, il est apparu les mains liées en guise de protestation. Et depuis il n’est plus apparu en public.

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